La démobilisation

La « guerre d'Aroostook »

Une solution diplomatique

Heureusement, personne ne désire réellement déclencher une guerre et, en mars, une trêve diplomatique prévoit le retrait des troupes en attendant qu'une solution soit négociée. Mais d'autres incursions américaines surviennent au cours de l'été et de l'automne, de sorte qu'en novembre 1839, deux compagnies du lle sont renvoyées au lac Témiscouata. Cette fois, les soldats britanniques construisent un fortin en bois, le fort Ingall (à Cabano, au Québec). La controverse se règle finalement en août 1842, avec la signature d'une entente britannico-américaine délimitant la frontière entre le Maine et l'Amérique du Nord britannique. Les Américains obtiennent une partie de la région contestée, mais le chemin militaire demeure territoire des colonies britanniques.

À Québec, on ne se fait cependant pas d'illusions sur les intentions pacifiques des Américains. Dès novembre 1840, le remplaçant de Colborne au poste de commandant en chef des troupes de l'Amérique du Nord britannique, sir Richard Downes Jackson, juge que les nouvelles fortifications construites alors par les Américains près de la frontière sont « évidemment destinées à servir de bases pour de futures opérations offensives 105 » contre le Canada...