Un siège interminable

La dernière année

La contre-offensive allemande de mars

C'est qu'à compter du 21 mars 1918, dans leur hâte d'en finir qui s'apparente à un espoir ultime, les Allemands ont attaqué juste à la jonction des armées anglo-françaises. La tactique utilisée est assez simple : s'infiltrer audacieusement en profondeur, en perturbant les centres de communication et en ignorant délibérément les noyaux de résistance qui, dans la confusion qui s'instaure, abandonnent le terrain. La 5e Armée britannique recule en effet, mais parvient à rétablir son front. Ces attaques se répètent à plusieurs endroits dans les Flandres et en Champagne. En quelques semaines, la majeure partie du terrain repris depuis 1915, au prix de centaines de milliers de pertes, retombe aux mains des Allemands. Devant la menace, les Alliés acceptent enfin de se rallier derrière un général en chef commun, le maréchal Ferdinand Foch.

Heureusement, les Canadiens ont pu rester à l'écart de ces combats qui, au 15 juillet 1918, ont atteint leurs limites. Déjà, les Alliés repartent à l'assaut, la supériorité numérique leur étant largement assurée grâce aux arrivées massives d'Américains. Les Allemands ont subi 1 000 000 de pertes, soit l'équivalent du nombre que le front russe avait libéré. Les contre-attaques alliées ont rétabli les lignes du siège en date du 7 août.