Un siège interminable

La participation du Canada à la guerre

La Marine du Canada en guerre

Tout n'est pas négatif, loin de là. Sans doute, la Grande-Bretagne aurait-elle voulu un plus grand resserrement de son empire. Mais, il n'en demeure pas moins vrai qu'en 1914, même si le Canada reste indépendant, une très grande collaboration existe entre les forces britanniques et canadiennes. Cela dit, les Anglais ne font pas entièrement confiance aux soldats citoyens du Canada et à leur embryon de force navale qui s'est enrichie de deux sous-marins, achetés des Américains, pour les patrouilles côtières. C'est un ajout aux deux croiseurs dépassés que le Canada possède depuis 1910 et qui tombent sous commandement britannique. Malgré sa quasi-insignifiance, la marine canadienne est la première des deux armées canadiennes à se présenter au combat. Le NCSM Rainbow part dans les eaux du Pacifique, à la recherche de raiders allemands, qu'heureusement pour lui il ne rencontrera pas.

Avec sa Loi navale, le premier ministre Wilfrid Laurier avait entrevu un Canada autonome, se donnant une marine complémentaire à une marine britannique sur laquelle le pays ne pouvait guère s'appuyer en cas de coup dur. Il avait raison et la Première Guerre mondiale allait lui donner, ainsi qu'à des centaines de milliers de Canadiens de tous horizons, le goût d'un pays totalement indépendant.

Les eaux territoriales canadiennes ne sont pas protégées contre les dangers provoqués par la guerre. Pour contrer l'activité des sous-marins allemands, le Canada se dote d'une flotte de 134 petits bateaux de surveillance qui navigueront principalement le long de la côte est. Les Britanniques en assumeront le commandement.

Le Canada devrait-il se donner une véritable marine, demande-t-on aux Anglais ? La réponse est non ! Mieux vaut concentrer les efforts canadiens du côté terrestre. C'est ainsi que moins de 5 000 hommes feront partie des forces navales canadiennes pendant la Première Guerre mondiale.