La Royal Navy, maîtresse des mers

L'exploration de l'Arctique

De nouveau en quête d'un passage du Nord-Ouest

Un autre volet des activités de la Royal Navy durant la longue période de paix de la première moitié du XIXe siècle, se déroule en Arctique, à la faveur d'un regain d'intérêt pour la découverte du passage du Nord-Ouest et pour l'établissement d'une cartographie fiable.

En 1818, une première expédition, commandée par le capitaine John Ross, explore la côte est de la terre de Baffin. L'année suivante, le lieutenant William Edward Parry, commandant le HMS Hecla et le HMS Griper, pénètre dans l'océan Arctique, cap à l'ouest. Il vise un double objectif : se rendre le plus loin possible à l'ouest, au-delà du détroit de Lancaster, et passer l'hiver dans l'Arctique. Ce dernier objectif était sans précédent, personne n'ayant encore réussi pareil exploit. L'expédition de Parry avait parcouru près de 1 300 kilomètres au-delà du détroit et se trouvait entre les îles Banks et Melville quand les deux navires sont emprisonnés dans les glaces, en octobre 1819. On aménage des toits temporaires sur les ponts, et l'intérieur des navires est chauffé par un genre de système central, des tuyaux répartissant la chaleur à partir des fours des cuisines. Dix mois plus tard, ils parviennent à se dégager, et les membres de l'expédition reçoivent un accueil triomphal à leur retour en Angleterre, obtenant même un prix de £ 5 000 pour s'être rendus au 110e degré de longitude ouest. Il s'en était fallu de peu que Parry ne réussisse. La mer de Beaufort et le Pacifique s'étalaient à l'ouest de l'île Melville, ce que personne ne savait alors.