La démobilisation

Dans les Maritimes

Nouveau-Brunswick et Î.-P.-É.

Volontaires et miliciens de l'Île-du-Prince-Édouard, entre 1859 et 1863

Légende: Volontaires et miliciens de l'Île-du-Prince-Édouard, entre 1859 et 1863

Le Nouveau-Brunswick compte environ 14 000 miliciens sédentaires en 1825 et 27 000 en 1844. Les rébellions de 1837-1838, la « guerre d'Aroostook » et la crise de l'Oregon aiguillonnent la milice qui, à partir de cette époque, encourage la formation de corps volontaires dans le sud de la colonie en fournissant des armes et des uniformes en échange d'une somme forfaitaire. Par la suite, on assiste à un certain laisser-aller jusqu'en 1859, année où sont adoptées des mesures semblables à celles qui ont cours en Nouvelle-Écosse pour encourager la formation de compagnies de volontaires. Celles-ci connaissent un succès immédiat et, dès le milieu de l'année suivante, 1 237 volontaires répartis en 23 compagnies, dont deux de cavalerie et sept d'artillerie, font l'exercice deux fois par semaine.

La milice sédentaire de l'Île-du-Prince-Édouard regroupe tous les hommes âgés de 16 à 60 ans habitant dans les trois comtés de la petite colonie. Cette milice se compose principalement de compagnies d'infanterie, mais on trouve également quelques compagnies d'artillerie et de cavalerie à Charlottetown. En 1829, la milice totalise 5 400 hommes. La plupart n'ont pas d'armes, situation qui ne change guère durant les trente années suivantes. En 1859, la création de compagnies de volontaires est fortement stimulée par l'envoi de 1 000 fusils rayés Enfield dans la colonie. Dès l'année suivante, l'île compte 800 volontaires bien armés et habillés d'uniformes très variés.