Les guerres Napoléoniennes et la guerre de 1812

La guerre sur mer

Les corsaires prennent les navires marchands pour cibles

Qui dit guerre en mer dit également corsaires. Dans les deux camps, on ne se prive pas de recourir à leurs services. Ainsi, les Américains arment en course plus de 500 navires, qui s'emparent de près de 1 330 navires marchands britanniques. Bilan moins impressionnant qu'il n'y paraît puisque la marine marchande britannique compte environ 25 000 bâtiments à cette époque.

Du côté britannique, les navires de la Royal Navy qui patrouillaient le long des côtes américaines saisissent des centaines de navires marchands ennemis. Et ils n'agissent pas seuls ! Dès que la guerre éclate, les armateurs de la Nouvelle-Écosse se montrent particulièrement intéressés à obtenir des « lettres de marque », c'est-à-dire un brevet officiel permettant à un navire-corsaire de pourchasser les navires ennemis en temps de guerre. Sans ce document, le corsaire est considéré comme un pirate et mis hors la loi. Les lettres obtenues, plusieurs petits navires parmi les plus rapides s'arment en course, obtenant des succès remarquables ! Environ 50 navires corsaires, partis surtout de Liverpool et de Lunenburg, en Nouvelle-Écosse, capturent au moins 207 navires américains, ce qui se compare avantageusement aux prises des corsaires américains. Le plus redoutable des corsaires canadiens est sans doute le Liverpool Packet qui s'empare, à lui seul, de près de 50 navires, au terme d'exploits dignes des meilleurs films d'aventure.