Les guerres Napoléoniennes et la guerre de 1812

La paix de 1802

La guerre reprend

Soldat, 104e Régiment de fantassins (Nouveau-Brunswick) , vers 1810-1812

Légende: Soldat, 104e Régiment de fantassins (Nouveau-Brunswick) , vers 1810-1812

Mais à peine conclue, la paix est rompue. En effet, malentendus et incidents se multiplient, et, dès le 16 mai 1803, les hostilités entre la France et la Grande-Bretagne reprennent de plus belle. Cette situation provoque un branle-bas de combat en Amérique du Nord britannique. Mais, avant même que les législatures coloniales n'ordonnent la levée de troupes locales, Londres décrète la création de quatre régiments de « Fencibles ». Assujettis aux mêmes lois, règlements et conditions de service que les autres corps de l'armée britannique, ces régiments d'infanterie s'en distinguent sur un seul point : ils ne servent qu'en Amérique du Nord. Le trésor britannique assumant entièrement leurs frais, ils apparaissent sur l'Army List - registre officiel de l'armée régulière - et leurs officiers en font officiellement partie intégrante 60.

Dans les Maritimes, on recrute les régiments Royal Newfoundland, Nova Scotia et New Brunswick. Pour le Haut et le Bas-Canada, on décide d'abord de lever une partie du régiment Canadian Fencibles en Écosse. L'opération est cependant mal amorcée et les recrues se mutinent à Édimbourg, en 1804. Finalement, la majorité des soldats du régiment seront recrutés au Bas-Canada. Par ailleurs, les nominations de gentilshommes coloniaux, anglophones ou francophones sont rares, les officiers de ces régiments étant surtout des Britanniques.