La guerre de la conquête

Le traité de Paris

Le démembrement de la Nouvelle-France

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La Nouvelle-France cesse dès lors d'exister. Le Canada, les îles Royale et Saint-Jean, ainsi que la partie de la Louisiane située à l'est du fleuve Mississippi, passent à la Grande-Bretagne. L'autre partie de la Louisiane, incluant la ville de la Nouvelle-Orléans, échoit à l'Espagne, alliée de la France 24. Cette dernière récupère la Martinique et la Guadeloupe au prix de quelques petites îles antillaises, ainsi que quelques comptoirs en Inde, notamment celui de Pondichéry. Toujours intéressée par les lucratives pêcheries de Terre-Neuve, la France obtient même les petites îles de Saint-Pierre et de Miquelon pour servir de base à ses pêcheurs, avec le droit d'y maintenir une modeste garnison. Somme toute, la France tire bien son épingle du jeu, mais les Canadiens sont bel et bien sacrifiés.

Pour les officiers canadiens encore présents sur le sol français, l'heure est aux grandes décisions. Quelques-uns retournent au Canada, mais la plupart demeurent en France, certains s'y retirant, d'autres poursuivant leur carrière militaire dans les forces françaises outre-mer. Le traité de Paris confirme ainsi la perte définitive de la majeure partie de l'élite sociale et militaire canadienne. Pour les anciens officiers canadiens devenus seigneurs sur leurs terres, comme pour le reste de la population canadienne, la France appartient désormais au passé. C'est le début d'une ère nouvelle, remplie d'incertitudes et probablement de batailles à venir.