L'Empire militaire

La fin des Renards

La dernière lutte des Renards

Une cinquantaine de guerriers renards seulement échapperont au massacre. La puissance de leur nation est réduite à néant, mais ils n'ont pas dit encore leur dernier mot. Trois ans plus tard, renforcés par une nouvelle alliance, cette fois avec les Saukis (ou Sauks ), ils infligeront de lourdes pertes aux Français près de La Baie :12 morts, dont quatre officiers, 16 blessés, incluant cinq officiers. Critiqué par le ministre de la Marine, Beauharnois est désormais résolu à éliminer cette nation apparemment indestructible, ainsi que ses nouveaux alliés. En août 1734, le commandant Noyelles, qui a reçu ce mandat, quitte Montréal pour l'Iowa, où se sont établis les Renards, accompagné d'une troupe de 210 hommes, dont 130 Amérindiens alliés, auxquels d'autres se joindront en cours de route. Ils n'arriveront qu'en avril 1735, épuisés par la longue marche et le moral affecté par de nombreuses désertions amérindiennes. Cette fois, les Renards et les Saukis ont l'avantage du nombre. Après quelques escarmouches, au cours desquelles deux officiers sont tués, un traité de paix est conclu. Les Renards, si puissants dix ans auparavant, ont perdu de leurs territoires et sont réduits à peu de gens. Il semble inutile de poursuivre les opérations. Deux ans plus tard, Beauharnois leur accordera finalement le pardon. Ce qui aura pour effet d'améliorer l'influence française en haute Louisiane (les Illinois).