L'Empire militaire

La fin des Renards

Les Français tentent de détruire les Renards

Le commandant Lignery sera sévèrement critiqué par le gouverneur général Beauharnois pour ce demi-échec. Reprenant l'initiative en 1729, celui-ci demande à ses alliés amérindiens la destruction pure et simple des Renards. En octobre, un parti de guerre formé de Chippewas et d'Outaouais inflige une importante défaite aux Renards. Mais ce n'est pas encore assez pour les soumettre. Beauharnois envoie une force de 600 soldats et guerriers alliés, commandée par le capitaine Paul Marin prêter main-forte aux alliés. Au printemps de 1730, après cinq jours de combat à Little Lake Butte des Morts, au Wisconsin, les Renards, très affaiblis, adoptent une solution désespérée : se réfugier chez les Iroquois, au sud du lac Ontario.

Au début d'août, toutefois, leurs anciens alliés, les Mascoutins, avertissent le commandant du fort Saint-Joseph, Coulon de Villiers, du déplacement des Renards vers l'est. L'alarme est donnée aux commandants de Détroit, du fort Miami et du fort Vincennes en haute Louisiane. Un autre corps franco-amérindien, que dirige le commandant Saint-Ange, est déjà, d'ailleurs, à leur poursuite. Comprenant qu'ils sont pris, les fugitifs construisent rapidement un fort 136. Le corps de Saint-Ange y arrive le 10 août, suivi de celui de Villiers sept jours plus tard, et d'autres encore. En quelques jours, c'est plus de 200 Français et 1200 alliés amérindiens de l'Illinois et de la Louisiane qui encerclent les quelque 900 Renards. Irrité de ce qu'il considère comme leur mauvaise foi, Beauharnois interdit toute négociation et n'accepte que la soumission sans condition. Le 9 septembre, alors qu'ils tentent à la faveur de la nuit de s'échapper, les Renards sont rapidement pris par leurs ennemis amérindiens. Leur fin sera horrible: 500 d'entre eux, guerriers, femmes et enfants, seront tués et les 400 autres amenés en esclavage. Les Français se tiennent à l'écart, pas mécontents de ce règlement de compte entre Amérindiens.