Les troupes de l'Atlantique

Occupation de la forteresse et offensives françaises

Contre-attaques des Français

Guerrier micmac, vers 1740

Légende: Guerrier micmac, vers 1740

La même année, on organise en France une flotte, commandée par le duc d'Anville, pour aller reprendre Louisbourg. À bord se trouvent deux bataillons du régiment de Ponthieu, deux bataillons de milice royale, un bataillon des Compagnies franches de la Marine ainsi que de l'artillerie. Mais cette expédition joue de malchance. De grandes tempêtes dispersent les navires, la maladie se déclare à bord et décime soldats et marins, le duc d'Anville meurt d'apoplexie et son successeur, découragé, tente de se suicider. Les rescapés se réfugient dans la baie de Chibouctou, avant de finalement rentrer en France dans un piteux état.

D'autres expéditions importantes partent du Canada, dont un puissant corps de 680 miliciens, encadré par de nombreux militaires des Compagnies franches de la Marine, que le gouverneur général Beauharnois envoie vers l'Acadie dès 1746, afin de contrer l'effet négatif de la prise de Louisbourg. Arrivés en juillet près de Beaubassin, au nord de la baie de Fundy, ils reçoivent l'appui de l'abbé Le Loutre, missionnaire-guerrier auprès des Amérindiens, et occupent l'isthme de Chignectou.

Que cette région soit sous le contrôle des Français ne plaît guère aux Américains qui, à leur tour, envoient un régiment du Massachusetts, commandé par le colonel Noble, occuper Grand-Pré et les environs. Le commandant Ramezay ordonne au capitaine Coulon de Villiers de les déloger. Celui-ci fait d'abord un raid sur Cobequid (aujourd'hui Truro, Nouvelle-Écosse) en janvier 1747, puis entoure Grand-Pré avec ses 300 hommes, dont une cinquantaine d'Amérindiens. Dans la nuit du 12 au 13 février, vers trois heures du matin, 10 détachements se faufilent dans Grand-Pré et attaquent simultanément les Américains qui sont vaincus après quelques minutes d'un combat confus dans l'obscurité. Le colonel Noble est tué. La garnison se rend. On lui accorde les honneurs de la guerre et on l'envoie à Annapolis, tandis que Villiers et ses hommes se retirent plus au nord.

Images additionnelles

Chef micmac, vers 1740